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La Charte humanitaire et les standards minimums de l'intervention humanitaire


4.3. Sécurité alimentaire - Moyens de subsistance

La résilience des moyens de subsistance d’une population et la vulnérabilité de cette population face à l’insécurité alimentaire dépendent largement des ressources (ou biens) dont elle dispose et de la façon dont elle a été touchée par la catastrophe. Parmi ces ressources, on peut citer le capital financier (espèces, crédits, épargne), mais aussi le capital physique (maison, machines), le capital naturel (terres, eau), le capital humain (main-d’œuvre, savoir-faire), le capital social (réseaux, normes) et le capital politique (influence, politique générale). Le plus important pour ceux qui produisent des denrées alimentaires est de savoir s’ils ont accès à des terres qui peuvent être mises en production et s’ils auront les moyens de continuer à cultiver. Pour ceux qui ont besoin d’un revenu pour s’acheter à manger, le plus important est de savoir s’ils auront accès à l’emploi, aux marchés et aux services. Pour les personnes touchées par une catastrophe, la préservation, la récupération et le développement des ressources nécessaires à leur sécurité alimentaire et à l’avenir de leurs moyens de subsistance doivent être des considérations prioritaires.

L’instabilité politique prolongée, l’insécurité et les menaces de conflit armé peuvent gravement restreindre les activités de subsistance et l’accès aux marchés. Les ménages peuvent être forcés d’abandonner leur lopin de terre et de perdre leurs biens, qu’ils les abandonnent ou qu’ils soient détruits ou pris par les parties au conflit.

Les trois standards traitent de la production primaire, de la création de revenus et de l’emploi, ainsi que de l’accès aux marchés, qu’il s’agisse de biens ou de services.