Choisir la langue

La Charte humanitaire et les standards minimums de l'intervention humanitaire


Annexe 2

Aide-mémoire pour l’évaluation de la sécurité semencière

Ci-après des questions types à poser pour cette évaluation :

  1. Avant la catastrophe (point de comparaison)
    • Quelles sont les cultures les plus importantes pour les agriculteurs ? À quoi les utilisent-ils ? Consommation, source de revenus, les deux ? Ces cultures poussent-elles toute l’année ? Quelles cultures mineures pourraient devenir importantes en temps de crise ?
       
    • Comment les agriculteurs se procurent-ils ces semences ou autre matériel de plantation de ces cultures ? (Prendre en considération toutes les voies possibles.)
       
    • Quels sont les paramètres d’ensemencement pour chaque culture majeure ? Quelle est la superficie cultivée moyenne ? Quels sont les taux d’ensemencement ? Quels sont les taux de multiplication (rapport de la quantité de semences ou de grains récoltée à la quantité de semences plantée) ?
       
    • Y a-t-il des variétés importantes ou préférées de cultures ?
       
    • Quels moyens de production agricole sont essentiels pour des cultures ou des variétés particulières ?
       
    • Qui dans le ménage est chargé de prendre les décisions, de gérer les cultures et d’en vendre les produits aux différents stades de la production et après la production ?
       
  2. Après la catastrophe
    • Une intervention dans le domaine de l’agriculture est-elle réalisable du point de vue des bénéficiaires ?
       
    • Les agriculteurs sont-ils convaincus que la situation est suffisamment stable et sûre pour réussir à cultiver, récolter et vendre ou consommer leurs cultures ?
       
    • Ont-ils un accès suffisant aux champs et aux moyens de production (fumier, outillage, animaux de trait) ?
       
    • Sont-ils prêts à se relancer dans l’agriculture ?
       
  3. Estimation de l’offre et de la demande en semences : stocks domestiques
    • La production domestique est-elle suffisante pour les semailles ? Il faut compter les semences provenant de la récolte de l’agriculteur lui-même et celles qu’il pourrait se procurer par les réseaux sociaux (par exemple, les voisins).
       
    • S’agit-il d’une culture que les agriculteurs veulent continuer ? Est-elle adaptée aux conditions locales ? Y a-t-il encore une demande ?
       
    • Les variétés provenant de la production de l’agriculteur conviennent-elles encore pour être plantées à la saison suivante ? La qualité des semences correspond-elle aux standards normaux de l’agriculteur ?
       
  4. Estimation de l’offre et de la demande en semences : marchés locaux
    • Les marchés fonctionnent-ils de manière générale malgré la catastrophe (y a-t-il des jours de marché, les fermiers peuvent-ils se déplacer, vendre et acheter librement) ?
       
    • Les volumes de semences et de graines à disposition sont-ils comparables à ceux proposés à la même époque dans les conditions normales des saisons précédentes ?
       
    • Les cultures et les variétés que les agriculteurs trouvent à leur goût sont-elles disponibles sur les marchés ?
       
    • Les prix courants des semences et des graines sont-ils comparables à ceux des saisons précédentes à la même époque ? S’il y a une différence, est-elle suffisamment importante pour vraisemblablement poser problème aux agriculteurs ?
       
  5. Estimation de l’offre et de la demande en semences : secteur structuré
    • Les cultures et les variétés proposées dans le secteur structuré sont-elles adaptées à des zones particulièrement perturbées ? A-t-on des indications claires que les agriculteurs vont les adopter ?
       
    • Les quantités de semences disponibles dans le secteur structuré suffiront-elles à couvrir les besoins d’assistance ? Si ce n’est pas le cas, quelle proportion des besoins des agriculteurs peuvent-elles couvrir ?