Choisir la langue

La Charte humanitaire et les standards minimums de l'intervention humanitaire


Prise en charge de la malnutrition aiguë et des carences en micronutriments

La malnutrition aiguë et les carences en micronutriments sont associées à un risque accru de morbidité et de mortalité chez les personnes touchées. Par conséquent, lorsque la prévalence ou les risques sont élevés, il faut assurer l’accès aux services capables de corriger et de prévenir la sous-alimentation. L’impact de ces services sera considérablement réduit si l’on ne s’attaque pas en même temps aux causes profondes de la sous-alimentation par le biais d’autres interventions portant sur la santé, le programme WASH, les transferts de vivres et la sécurité alimentaire.

Il y a de nombreuses manières d’aborder la malnutrition aiguë modérée. Dans les situations de catastrophe, la supplémentation alimentaire est souvent la première stratégie de prévention et de traitement de la malnutrition aiguë modérée, et de prévention de la malnutrition aiguë sévère. Il peut s’agir d’une couverture globale ou d’une supplémentation ciblée en fonction du niveau de malnutrition aiguë, des groupes de population vulnérables ou des risques d’aggravation. Les indicateurs du standard 1 sur la prise en charge de la malnutrition aiguë et des carences en micronutriments portent principalement sur une supplémentation alimentaire ciblée. Bien qu’il n’existe pas d’indicateurs d’impact précis pour la supplémentation alimentaire globale, le suivi de la couverture de l’intervention, son acceptabilité et les types de ration alimentaire sont des éléments importants.

La malnutrition aiguë sévère est traitée par des soins thérapeutiques qui peuvent être dispensés selon diverses approches. La prise en charge communautaire de la malnutrition aiguë sera privilégiée si les conditions le permettent. Les programmes de lutte contre la malnutrition aiguë sévère doivent comporter un élément de mobilisation communautaire (communication efficace, dépistage actif des cas, orientation et suivi, entre autres), un traitement ambulatoire des cas de malnutrition aiguë sévère sans complications médicales, et l’hospitalisation des cas présentant des complications et des jeunes enfants.

Les carences en micronutriments sont souvent difficiles à détecter. Si les signes cliniques des carences graves sont très faciles à diagnostiquer, la charge la plus lourde qui pèse sur la santé et la survie des populations est due à des carences subcliniques. Si l’on sait que les carences en micronutriments ont été répandues dans une population donnée, on peut s’attendre à ce qu’elles soient exacerbées par la catastrophe. Il faut alors les prendre en charge par des interventions à l’échelle de la population et par des traitements individuels.