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La Charte humanitaire et les standards minimums de l'intervention humanitaire


Sécurité alimentaire

Les interventions de sécurité alimentaire doivent tendre à répondre aux besoins à court terme, à « ne pas faire de tort », à réduire la nécessité pour la population touchée d’adopter des stratégies d’adaptation potentiellement dommageables, et à contribuer au rétablissement de la sécurité alimentaire à long terme.

Toute évaluation précise de la situation étudiera le caractère approprié et la faisabilité des options d’intervention possibles (voir le standard 1 sur l’évaluation de la sécurité alimentaire et de la situation nutritionnelle). Dans cette section, les interventions de sécurité alimentaire sont regroupées en standards relatifs à la sécurité alimentaire générale, aux transferts de vivres, aux transferts d’argent liquide et de bons d’achat, et aux moyens de subsistance.

S’il faut de la nourriture, une forme appropriée de transfert doit être envisagée, et le panier des denrées doit être choisi avec soin tant pour les apports en nature que pour les bons d’achat. Les interventions sur les moyens de subsistance doivent couvrir la production primaire, les revenus et l’emploi, et l’accès aux biens et services du marché.

Les transferts d’argent liquide et de bons d’achat peuvent être utilisés pour toute une série de biens et de services relatifs à la sécurité alimentaire, mais aussi pour d’autres secteurs. Une bonne compréhension des capacités du marché et des modalités appropriées de livraison est essentielle pour bien concevoir les interventions de sécurité alimentaire.

Les standards sur la sécurité alimentaire prennent en compte les ressources nécessaires pour répondre tant aux besoins de la population en général qu’à ceux de groupes spécifiques de personnes vulnérables exposées à un risque nutritionnel accru. Tant que ces besoins ne sont pas satisfaits, toutes les interventions visant à traiter la malnutrition n’auront qu’un effet limité, puisque ceux qui auront récupéré de la malnutrition retourneront dans un contexte où l’apport en nourriture est inadéquat et où leur statut nutritionnel risque de recommencer à se dégrader.

Un bon ciblage et de bonnes méthodes de livraison et de distribution devraient limiter le risque d’erreurs d’inclusion et d’exclusion. Il se peut, par exemple, que la nourriture, l’argent liquide ou toute autre forme d’assistance soient détournés par des combattants. Il est important que les interventions de sécurité alimentaire ne soient pas détournées de telle sorte qu’elles aggravent les conflits.