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La Charte humanitaire et les standards minimums de l'intervention humanitaire


Standard 1 sur le drainage : le travail de drainage

La population touchée par une catastrophe vit dans un environnement où sont réduits au minimum les risques pour la santé et les autres risques que posent l’érosion par l’eau et les eaux stagnantes, constituées notamment des eaux pluviales, des eaux de crues, et des eaux usées domestiques ou provenant d’établissements médicaux.

 
Actions clés (à lire conjointement avec les notes d’orientation)

Indicateurs clés (à lire conjointement avec les notes d’orientation)

 

Notes d’orientation

  1. Choix et aménagement du site : la meilleure manière de maîtriser les problèmes de drainage consiste à bien choisir le site et à bien concevoir le plan de l’habitat (voir les standards 1 et 2 sur les abris et l'habitat).
     
  2. Eaux usées : les eaux grises ou eaux usées domestiques deviennent des eaux d’égout quand elles sont mélangées aux excréments humains. À moins que l’habitat ne se situe en un endroit où il y a déjà un système d’égouts, on fera en sorte que les eaux usées domestiques ne se mélangent pas aux excréments humains. Les eaux d’égout sont en effet plus difficiles et plus coûteuses à traiter que les eaux usées domestiques. Au niveau des points d’eau et des zones réservées à la lessive et à la toilette, on encouragera, dans la mesure du possible, la création de petits jardins où l’on utilisera les eaux usées. On veillera tout spécialement à empêcher que les eaux usées des zones réservées à la lessive et à la toilette ne contaminent les sources d’eau.
     
  3. Drainage et évacuation des excréments : il faut veiller tout particulièrement à empêcher les débordements de toilettes et d’égouts, afin d’éviter des dégâts structurels et des fuites.
     
  4. Promotion : il est essentiel de faire participer la population touchée par une catastrophe à la mise en place de petites installations de drainage, car elle a souvent une bonne connaissance de l’écoulement naturel des eaux usées et de l’emplacement idéal des canaux de drainage. En outre, si elle comprend les risques physiques et sanitaires en présence et qu’elle a apporté son aide lors de la construction du système de drainage, elle sera plus susceptible de l’entretenir (voir la section sur la lutte antivectorielle). Il faudra alors éventuellement lui apporter un soutien technique et fournir des outils.
     
  5. Évacuation sur site : dans la mesure du possible, et si les conditions du sol sont favorables, le drainage des points d’eau, des zones de lessive et des zones de lavage des mains devra se faire sur site plutôt que par le biais de canaux de drainage ouverts, qui sont difficiles à entretenir et se bouchent souvent. Des techniques simples et peu coûteuses comme les puits perdus ou la plantation de bananiers peuvent être utilisées pour l’évacuation des eaux usées sur site. Lorsque l’évacuation ailleurs que sur le site est la seule possibilité, les canaux de drainage sont préférables aux canalisations. Ils seront conçus de manière à permettre aussi bien l’écoulement rapide des eaux grises par temps sec que celui des eaux pluviales. Lorsque la pente est supérieure à 5%, des techniques d’ingénierie seront appliquées afin d’empêcher une érosion excessive. Quel que soit le processus utilisé pour le traitement de l’eau, il faudra contrôler minutieusement le drainage des résidus, afin que la population ne puisse pas utiliser cette eau et que celle-ci ne contamine pas les eaux de surface ou les sources d’eau souterraine.