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La Charte humanitaire et les standards minimums de l'intervention humanitaire


Standard 2 sur les services de santé essentiels ‒ santé sexuelle et génésique : VIH et sida

La population touchée a accès, pendant la catastrophe, à un ensemble minimum de services de prévention, de traitement, de soins et de soutien dans le cadre de la riposte au VIH.
 

Actions clés (à lire conjointement avec les notes d'orientation)

Indicateurs clés (à lire conjointement avec les notes d'orientation)

Notes d'orientation

  1. Riposte au VIH: l'ensemble minimum des activités de prévention, de traitement, de soins et de soutien en matière de lutte contre le VIH, tel qu'il est décrit dans les actions clés du présent standard, comprend toutes les mesures que doit prendre le secteur de la santé pour prévenir la transmission du VIH et pour apporter soins et soutien aux personnes vivant avec le VIH. Ces mesures doivent être appliquées dès les premiers stades de l'intervention en cas de catastrophe.
     
  2. Prévention de la transmission du VIH en milieu de soins : la prévention de la transmission du VIH en milieu de soins (hôpitaux, dispensaires, campagnes de vaccination) est une mesure prioritaire dans les premiers stades de l'intervention en cas de catastrophe. Il s’agit principalement de prendre des mesures de précaution générales, de mettre en place de bonnes pratiques sûres et rationnelles de transfusion sanguine, et d’éliminer correctement les déchets de soins (voir le standard 1 sur les systèmes de santé, notes d'orientation 5, 10 et 11).
     
  3. Prophylaxie postexposition : la prophylaxie postexposition de l'infection par le VIH comprend une activité de conseil, une évaluation du risque d'exposition, l’obtention du consentement éclairé, l'évaluation de la source et la distribution d'antirétroviraux. Elle ne s'applique toutefois pas aux personnes séropositives. Les activités de conseil et les tests ne doivent jamais être obligatoires, et il ne faut pas attendre les résultats des tests pour prendre des mesures prophylactiques.
     
  4. Médicaments antirétroviraux : dans une situation de catastrophe, il est possible de délivrer des antirétroviraux pour prévenir la transmission mère-enfant, instaurer une prophylaxie et engager une thérapie antirétrovirale à long terme. Les personnes déjà traitées par antirétroviraux avant la catastrophe doivent être considérées comme prioritaires lors de l'intervention. Les femmes enceintes bénéficiant déjà d'une thérapie antirétrovirale doivent poursuivre le traitement sans interruption. Quand c'est possible, les femmes enceintes séropositives doivent recevoir des antirétroviraux pour prévenir la transmission mère-enfant en suivant le protocole national.

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Note
Caritas Internationalis et ses Membres n’encouragent pas l’usage de moyens de contrôle artificiel des naissances, et n’en distribuent sous aucune forme.