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La Charte humanitaire et les standards minimums de l'intervention humanitaire


Standard 3 sur la lutte antivectorielle : mesures de sécurité dans la lutte chimique

Les mesures de lutte chimique contre les vecteurs sont mises en œuvre de façon à bien protéger le personnel, la population touchée par une catastrophe et l’environnement local, et à empêcher l’émergence d’une résistance chimique aux substances utilisées.

 

Actions clés (à lire conjointement avec la note d'orientation)

  • Protéger les membres du personnel qui manipulent des produits chimiques en leur donnant une formation, en les équipant de vêtements de protection, en prévoyant des installations où ils puissent se laver et en limitant le nombre d’heures passées à manipuler des produits chimiques (voir la note d’orientation 1).
     
  • Informer la population touchée par la catastrophe sur les risques potentiels liés aux produits utilisés dans la lutte chimique contre les vecteurs et sur le calendrier d’application de ces substances. Assurer sa protection pendant et après l’application des poisons ou des pesticides, conformément aux procédures agréées au niveau international (voir la note d’orientation 1).

 

Indicateurs clés (à lire conjointement avec la note d'orientation)

  • Les standards et les normes acceptés sur le plan international sont respectés lors des choix concernant la qualité, l’entreposage et le transport des produits chimiques utilisés dans la lutte antivectorielle. Aucun effet indésirable de ces produits n’est signalé ni observé (voir la note d’orientation 1).
     
  • À tous moments, on peut justifier de l’utilisation qui est faite de chaque produit chimique dans la lutte antivectorielle (voir la note d’orientation 1).

 

Note d’orientation

  1. Protocoles nationaux et internationaux : il existe des normes et des protocoles internationaux précis, publiés par l’OMS, auxquels il faut se conformer en tout temps. Ces protocoles portent à la fois sur le choix et l’application des produits chimiques utilisés dans la lutte antivectorielle, y compris sur la protection du personnel et les exigences en matière de formation. Les mesures de lutte antivectorielle doivent répondre à deux préoccupations principales : l’efficacité et la sécurité. Dans les cas où les normes nationales relatives au choix des produits chimiques sont moins élevées que les normes internationales, au point d’avoir un faible impact, voire aucun, ou de menacer la santé et la sécurité, l’agence humanitaire consultera les autorités nationales compétentes et insistera auprès d’elles pour qu’elles l’autorisent à appliquer les normes internationales.