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La Charte humanitaire et les standards minimums de l'intervention humanitaire


Standard 4 sur les systèmes de santé : financement de la santé

La population touchée par une catastrophe peut accéder gratuitement aux services de soins de santé primaires pendant toute la durée de celle-ci.
 

Actions clés (à lire conjointement avec les notes d'orientation)

Indicateur clé (à lire conjointement avec les notes d'orientation)

Note d'orientation

  1. Financement de la santé : le coût de la prestation de services de santé essentiels varie en fonction du contexte. Les éléments à prendre en compte comprennent le système de santé existant, la population touchée par la catastrophe et les besoins sanitaires spécifiques qui en découlent. La Commission de l'OMS sur la macroéconomie et la santé estime que, pour assurer un ensemble minimum de services de santé essentiels, il faut compter sur une dépense d'au moins 40 dollars par personne et par an dans les pays à faible revenu (chiffres de 2008). Les services de santé dans des situations de catastrophe coûteront vraisemblablement plus cher que dans les contextes stables.
     
  2. Les frais médicaux sont les paiements effectués directement par les bénéficiaires à l'endroit où ils reçoivent les services. Les frais médicaux sont un obstacle aux soins de santé et font que les personnes pauvres et vulnérables ne se font pas soigner comme il le faudrait quand elles en ont besoin. Un principe humanitaire fondamental est que les services et les biens mis à disposition par les agences humanitaires doivent être gratuits pour les bénéficiaires. Quand ce n'est pas possible, on peut envisager de distribuer aux membres de la population affectée de l'argent ou des bons d'achat qui devraient leur permettre d'accéder aux services de santé (voir le standard 1 sur la sécurité alimentaire ‒ transferts d'argent liquide et de bons d'achat). La suppression des frais d’utilisation doit être accompagnée d'autres mesures visant à aider le système de santé à compenser le revenu auquel il renonce et l'utilisation accrue (par exemple, en versant des incitatifs au personnel de santé ou en fournissant des médicaments supplémentaires). L'accessibilité et la qualité des services doivent faire l'objet d'un suivi après la suppression de ces frais.